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Le repos estival : pourquoi vos plantes s’arrêtent-elles de pousser en août ?

Pousse printanière d'un ACER campestris 'Postelense'

En plein cœur de l’été, alors que le soleil brille de mille feux, on pourrait s’attendre à ce que le jardin explose de vigueur. Pourtant, vous l’avez sans doute remarqué : en juillet et en août, la croissance de nombreux arbres, arbustes et végétaux semble totalement figée. Les jeunes pousses s’arrêtent, les bourgeons se bloquent.

Pas de panique ! Votre jardin ne dépérit pas : il fait tout simplement sa sieste estivale.

Voyons ensemble ce qui se joue en coulisses dans le grand laboratoire de la nature.

L’estivation : la stratégie de survie face à la chaleur

Tout le monde connaît l’hibernation, ce sommeil lourd que partagent certains animaux et végétaux pour traverser le gel de l’hiver. Mais, saviez-vous qu’il existe son équivalent estival ? On appelle cela l’estivation ou la dormance estivale.

Pour une plante, pousser demande une énergie colossale et, surtout, une quantité d’eau astronomique. Lorsque le thermomètre grimpe et que les pluies se raréfient, l’arbre doit faire un choix : continuer à grandir au risque de se déshydrater, ou stopper les machines pour préserver sa vie. Le choix est vite fait.

Le mécanisme secret des stomates

Sous les feuilles de vos végétaux se cachent des milliers de petits pores microscopiques appelés stomates. En temps normal, ils s’ouvrent pour respirer et absorber le carbone. Toutefois, en s’ouvrant, ils laissent s’échapper de l’eau (c’est la transpiration).

Lors des fortes chaleurs d’août, pour éviter de se vider de leur eau, les plantes ferment hermétiquement leurs stomates. Conséquence directe : la circulation de la sève ralentit, la photosynthèse tourne au ralenti, et la croissance s’arrête. Le végétal se met en mode « économie d’énergie ».

Pourquoi cette pause est une excellente nouvelle pour vos végétaux

Cette stagnation visuelle inquiète parfois les jardiniers, mais elle est en réalité vitale. Si un arbre continuait à produire de jeunes pousses tendres et gorgées d’eau en plein mois d’août, celles-ci seraient instantanément grillées par le soleil ou desséchées par le vent chaud.

En bloquant sa croissance, la plante en profite pour accomplir un travail invisible mais crucial :

  • Aoûtement des bois : Les rameaux poussés au printemps commencent à durcir, à se gorger de lignine (le composant du bois). On dit qu’ils « aoûtent ». C’est ce processus qui permettra à la branche de résister aux futurs gels de l’hiver.
  • Développement racinaire : Si l’énergie n’est plus mise dans les feuilles, elle est parfois redirigée vers les racines les plus profondes pour aller chercher l’humidité là où elle se cache.
La Pépinière Vallonchêne au printemps
La Pépinière Vallonchêne au printemps

💡 Le saviez-vous ? Le piège des plantes élevées en serre « sous perfusion »

Ce phénomène d’aoûtement explique pourquoi les végétaux issus d’une production intensive en serre s’avèrent souvent si fragiles une fois arrivés dans votre jardin.

Dans l’environnement artificiel d’une serre, protégées du vent, des écarts de température et constamment maintenues sous perfusion d’engrais chimiques liquides et d’arrosages programmés, les plantes ne connaissent pas ces cycles naturels de stress et de repos. Leurs tissus restent tendres, très gorgés d’eau, et leurs rameaux n’apprennent jamais à « aoûter ». De plus, n’ayant jamais été confrontées au soleil direct ni aux courants d’air desséchants, elles n’ont pas le réflexe de réguler la fermeture de leurs stomates.

Lorsqu’elles sortent de leur bulle pour rejoindre la vraie terre de votre jardin, le choc est immense : le premier vrai coup de chaleur ou le premier gel d’automne ou au printemps est souvent fatal.

C’est précisément pour cette raison qu’à la pépinière de Vallonchêne, nous cultivons autrement :

  • Une culture 100 % extérieure : Élevés au grand air, soumis aux caprices de la météo, au vent et aux vrais rayons du soleil, nos végétaux apprennent dès leur plus jeune âge à réguler leurs forces et à stopper leur croissance quand la nature l’exige.
  • ZÉRO engrais liquide : À Vallonchêne, nous n’utilisons JAMAIS d’engrais liquides qui dopent artificiellement les tissus des plantes au détriment de leur rusticité. Nous laissons le végétal se nourrir à son rythme.
  • Un substrat pauvre en tourbe : Nous limitons fortement l’utilisation de tourbe dans le mélange de nos substrats de culture. Vous pouvez facilement le remarquer au toucher et à la manutention : nos pots ont un poids bien plus élevé ! Ce mélange plus dense et naturel retient mieux l’humidité à long terme et offre une transition en douceur lorsque vous replantez le végétal dans la vraie terre de votre jardin.

En acceptant ce rythme naturel et exigeant, nos plantes développent une robustesse cellulaire unique et des bois parfaitement mûrs. Quand ils arrivent chez vous, nos arbres et arbustes sont déjà armés pour affronter la vraie vie du jardin.

Les bons réflexes du jardinier en août : ne faites rien (ou presque) !

Puisque vos plantes se reposent, vous devriez en faire autant ! C’est le moment idéal pour lever le pied et adapter vos gestes :

  • Pas d’engrais : C’est l’erreur la plus fréquente. Constatant que la plante ne pousse plus, on est tenté de lui donner un « coup de fouet ». C’est une très mauvaise idée. L’engrais forcerait la plante à redémarrer sa croissance alors qu’elle n’en a pas les moyens hydriques, ce qui l’épuiserait ou brûlerait ses racines.
  • Pas de taille sévère : Tailler stimule l’apparition de nouvelles pousses. En août, ces jeunes feuilles n’auraient pas le temps de s’aoûter avant l’hiver et affaibliraient le végétal.
  • On maintient le frais : Contentez-vous de surveiller l’arrosage (comme nous vous l’expliquions dans notre article dédié) et de vérifier que votre mulch est assez épais pour protéger la terre du soleil direct.

Le mot de Vallonchêne :

Le jardin en août n’est pas paresseux, il est simplement sage. Il sait que pour durer des décennies – à l’image des arbres d’exception que nous aimons vous faire découvrir chaque semaine – il faut savoir s’arrêter au bon moment. Alors, installez votre transat à l’ombre d’un grand arbre, profitez de la fraîcheur de son feuillage, et laissez la nature faire sa sieste en toute sérénité !

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L’« effet sèche-cheveux » : comment les vagues de chaleur brûlent nos arbres et nos arbustes

Arbres près du lac du Bedgebury National Pintem, Anglette

Lorsque nous subissons une vague de chaleur, notre premier réflexe est de chercher l’ombre. Mais, pour les arbres qui procurent justement cette fraîcheur — agissant comme de véritables climatiseurs naturels pour notre environnement —, une canicule peut être un événement mortel. Les scientifiques et les arboriculteurs utilisent de plus en plus un terme descriptif pour expliquer un phénomène dévastateur : l’« effet sèche-cheveux ».

Bien que les végétaux soient résilients, les vagues de chaleur extrêmes créent une « tempête parfaite » physiologique qui peut entraîner un déclin rapide, des défaillances structurelles et la mort. Comprendre ce mécanisme est la première étape pour protéger nos canopées urbaines et naturelles.

Regardez aussi notre vidéo à ce sujet sur notre chaîne YouTube :

Qu’est-ce que l’« effet sèche-cheveux » ?

Pour comprendre ce phénomène, il faut observer comment un arbre gère son eau. Les arbres régulent leur température grâce à un processus appelé la transpiration. Pour absorber le carbone nécessaire à la photosynthèse, ils ouvrent de minuscules pores situés sur leurs feuilles, appelés stomates. Ce faisant, de l’eau s’échappe sous forme de vapeur. Cette évaporation refroidit la feuille, tout comme la sueur refroidit la peau d’un être humain.

L’« effet sèche-cheveux » se produit lorsque la température de l’air ambiant grimpe et que le taux d’humidité s’effondre. L’atmosphère agit alors comme un gigantesque appareil chauffant braqué directement sur le feuillage.

Lorsque l’air est exceptionnellement chaud et sec, il extrait l’humidité des feuilles beaucoup plus rapidement que l’arbre ne peut la remplacer via ses racines. Face à ce danger, l’arbre se retrouve face à un dilemme tragique :

Sans refroidissement, la température de la feuille explose. Le feuillage se déshydrate, « cuit » sous le soleil et finit par brûler. Cela entraîne le brunissement des feuilles, le dépérissement des branches et, dans les cas graves, la mort de la plante.

Les conditions nécessaires aux dommages

Une vague de chaleur ne cause pas toujours de dommages immédiats ; c’est la combinaison de plusieurs stress environnementaux qui déclenche l’effet sèche-cheveux :

  • Déficit de pression de vapeur (DPV) extrême : C’est le facteur le plus critique. Le DPV mesure la « soif » de l’air. Des températures élevées combinées à une faible humidité créent un DPV élevé, ce qui signifie que l’air possède une capacité immense à aspirer l’humidité des tissus végétaux.
  • Épuisement de l’humidité du sol : Si le sol est déjà sec à cause d’une sécheresse préalable, l’arbre n’a plus de « réservoir de secours » pour compenser l’eau perdue par transpiration. Les travaux de l’INRAE sur la résistance des forêts face aux sécheresses démontrent qu’un sol appauvri accélère drastiquement le point de rupture des essences.
  • Rayonnement solaire élevé : Un soleil intense et direct augmente la température des feuilles au-delà de ce que la plante peut gérer par son refroidissement interne.
  • Le vent comme accélérateur : Bien que nous pensions souvent qu’une brise est rafraîchissante, pendant une canicule, le vent agit comme un soufflet sur un feu. Il balaie la fine couche d’air humide qui stagne naturellement à la surface des feuilles (la couche limite), accélérant la perte d’eau et intensifiant l’action du « sèche-cheveux ».

Est-ce aussi un problème pour les arbustes ?

Oui, et parfois de manière encore plus fulgurante.

Les arbustes sont tout aussi sensibles à l’effet sèche-cheveux, en particulier ceux qui possèdent des feuilles fines ou larges. S’ils échappent parfois aux vents les plus forts de la haute canopée, ils font face à deux défis majeurs :

  • Une dessiccation ultra-rapide : En raison de leur biomasse bien moindre que celle d’un grand arbre, les arbustes disposent de réserves d’eau internes très limitées. Ils peuvent perdre toute leur humidité en quelques heures à peine lors d’un pic de DPV.
  • Les pics de température du sol : Les arbustes se trouvent plus près du sol, là où le rayonnement et la réverbération de la terre (ou du bitume en ville) créent des températures extrêmes. Cette chaleur peut littéralement « cuire » les fines racines superficielles, qui sont pourtant les seules capables d’absorber l’eau.
"Effet sèche-cheveux" sur des fleurs d'HYDRANGEA
« Effet sèche-cheveux » sur des fleurs d’HYDRANGEA

Comment pouvons-nous aider ? Les meilleures stratégies de protection

Nous ne pouvons pas contrôler la météo, mais nous pouvons augmenter la « marge de sécurité » d’une plante face aux vagues de chaleur grâce à une gestion proactive.

1. Un arrosage profond, lent et nocturne

L’arrosage en surface est inefficace lors d’une vague de chaleur car l’eau s’évapore avant d’atteindre les racines.

Stratégie : Arrosez en fin de soirée ou durant la nuit. Cela donne au sol et à la plante le temps d’absorber l’humidité sans perdre une goutte par évaporation. Utilisez le goutte-à-goutte ou des tuyaux suintants pour acheminer l’eau profondément dans la zone racinaire afin de constituer un véritable réservoir souterrain.

2. Le paillage : la couverture protectrice

Le paillis est votre meilleure défense passive contre l’effet sèche-cheveux. Une couche épaisse (10 à 20 cm) de paillis organique (bois raméal fragmenté, feuilles mortes, paille) autour de la base des arbres et des arbustes permet de maintenir les températures du sol nettement plus basses, de bloquer l’évaporation directe et de préserver l’activité des racines superficielles.

3. Évitez absolument l’engrais pendant les pics de chaleur

Il est tentant de vouloir « nourrir » une plante stressée, mais c’est une erreur dangereuse. Les engrais stimulent la pousse de nouvelles feuilles très tendres. Cette jeune végétation est gourmande en eau et extrêmement sensible à la chaleur, ce qui accélère la déshydratation globale de la plante. Attendez que la vague de chaleur passe et que le végétal montre des signes de récupération.

4. La plantation stratégique (anticiper l’avenir)

À mesure que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, la sélection végétale doit s’adapter. Pour l’aménagement de nos villes et de nos jardins, l’Ademe (Agence de la transition écologique) recommande de privilégier des essences « prêtes pour le climat » : des espèces locales ou adaptées qui tolèrent un DPV élevé et des sécheresses périodiques. Évitez d’installer des plantes gourmandes en eau dans des zones exposées au plein soleil ou à proximité de surfaces réverbérantes (murs blancs, terrasses).

Bâtissons ensemble les jardins de demain

À Vallonchêne, voilà déjà vingt ans que nous œuvrons chaque jour dans ce sens. Forts de cette longue expérience de terrain, nous sélectionnons, testons et privilégions rigoureusement des variétés de plantes et d’arbustes reconnus pour leur résilience et leur grande résistance face aux hauts niveaux de DPV et aux sécheresses prolongées.

Chaque jardin est unique, tout comme son exposition à la chaleur. Nous nous tenons à votre entière disposition pour vous conseiller, analyser votre terrain et mettre nos deux décennies de savoir-faire à votre service afin de vous guider vers les meilleures essences « prêtes pour le climat ». N’hésitez pas à nous contacter ou à venir nous rencontrer pour concevoir ensemble un paysage durable, frais et vigoureux.

Pour approfondir vos connaissances sur le rôle vital de notre canopée, découvrez notre article complet : Pourquoi les arbres sont nos meilleurs climatiseurs naturels.

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Idée reçue : Peut-on vraiment planter en plein été ?

Des végétaux en production à Vallonchêne

Chaque jardinier connaît les proverbes traditionnels prétendant qu’il faut planter les arbustes, arbres ou vivaces en automne, en hiver ou au printemps. Souvenez-vous du dicton : « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine. » Depuis des générations, on nous répète que le jardinage d’automne et d’hiver est le seul secret de la réussite pour installer de nouveaux arbres, arbustes ou vivaces.

Cependant, ce calendrier traditionnel a donné naissance à une idée reçue très courante — et dangereuse. De nombreux jardiniers s’imaginent que s’ils plantent en automne ou en hiver, la nature se chargera de tout et que les végétaux n’auront jamais besoin d’être arrosés. C’est un mythe. En réalité, tout arbre ou arbuste nouvellement installé nécessite un arrosage attentif durant ses deux premières années en terre pour que son système racinaire s’installe correctement, tout particulièrement lors des périodes de sécheresse. La seule exception à cette règle concerne la période où les plantes sont en totale dormance ; arroser une plante au repos par temps de gel est inutile et peut même faire pourrir les racines.

Et, que faire si vous n’avez pas pu planter en automne ou en hiver ou si vous trouvez une plante intéressante en plein été ? Quand vous vous promenez à la pépinière en ce moment, vous la verrez déborder de végétaux en pleine santé, prêts à rejoindre votre jardin. Alors, peut-on réellement planter en plein mois de juin, de juillet ou d’août ?

La réponse est un grand OUI. Grâce à la culture moderne en conteneur (en pot) telle que nous la pratiquons à Vallonchêne, le calendrier du jardinier a totalement changé. Voici pourquoi vous n’avez plus besoin d’attendre l’automne pour concrétiser vos projets de paysage.

Le secret : l’absence totale de « choc de transplantation »

Pour comprendre pourquoi la plantation estivale est possible, il faut faire la différence entre les techniques de culture :

  • Les plantes en racines nues ou en motte : Ce sont des végétaux arrachés directement du plein champ en hiver, pendant leur sommeil. Lors de l’arrachage, une grande partie de leurs racines reste dans le sol. Ces plantes subissent un stress immense et doivent impérativement être replantées durant leur repos végétatif (en hiver) pour avoir le temps de refaire des racines avant les premières chaleurs.
    En outre, les racines des plantes en racines nues doivent même être retaillées avant la plantation, ce qui accroît le traumatisme pour le végétal. Les plantes en motte doivent être transplantées régulièrement en pépinière afin de garantir une bonne qualité de la motte, ce qui est souvent omis pour des raisons de coûts de production.
    IMPORTANT : Certaines familles végétales sont même proscrites pour cette pratique, telles que beaucoup de conifères ou de plantes persistantes, car elles continuent leurs transpirations au delà des plantes caducs.
  • Les plantes cultivées en pot (conteneur) : Ces plantes ont grandi directement dans leur contenant. Tout leur système racinaire est intact, protégé et concentré dans le terreau. Elles emportent en quelque sorte toute leur maison avec elles.

Lorsque vous achetez une plante en pot chez Vallonchêne et que vous l’enlevez de son contenant, vous ne perturbez aucune racine. Les radicelles, ces minuscules poils absorbants essentiels à la nutrition de la plante, restent parfaitement en place. La plante ne subit aucun « choc ». Pour elle, passer du pot à la pleine terre de votre jardin n’est pas un traumatisme : c’est simplement une extension de sa maison.

Comparaison des trois formes de production végétale
Comparaison des trois formes de production végétale

Les 3 grands avantages de planter dès maintenant

1. Le plaisir visuel immédiat

Planter en hiver demande de l’imagination (et de la patience !). On installe une branche nue en rêvant à ce qu’elle donnera au printemps. En plantant en été, le plaisir est instantané. Vous choisissez une plante pour la couleur exacte de son feuillage actuel, sa silhouette ou même ses fleurs. Le résultat dans votre massif ou sur votre terrasse est immédiat.

2. Une reprise rapide grâce à la chaleur du sol

Contrairement à la terre glacée de l’hiver, le sol en ce moment est chaud. Cette chaleur est un formidable stimulant pour les racines. Si la plante est correctement arrosée, elle va très rapidement étendre ses racines au-delà du trou de plantation pour s’ancrer durablement dans votre jardin avant l’arrivée du prochain hiver.

3. La flexibilité (ne remettez plus vos projets à plus tard)

Vous venez de terminer des travaux d’aménagement ? Vous avez profité du printemps pour redessiner un massif, ou une place s’est libérée de façon inattendue ? Attendre six mois que l’automne arrive signifie laisser de la terre nue (où les mauvaises herbes vont s’installer) et gâcher une belle saison de croissance. La plante en pot vous offre la liberté de jardiner quand vous en avez le temps et l’envie.

Les 3 règles d’or pour réussir votre plantation estivale

Planter en été est facile, mais la chaleur demande tout de même quelques attentions. Pour garantir une reprise parfaite à 100 %, suivez ces trois conseils de pépiniériste :

  1. Le double arrosage (indispensable) : Avant de planter, ne vous contentez pas d’arroser le pot. Immergez complètement la motte dans un seau d’eau pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de bulles d’air. Une fois la plante en terre, arrosez copieusement (un bon seau d’eau), même s’il pleut ! Cela permet de coller la terre du jardin contre la motte.
    IMPORTANT : Toute plante fraîchement plantée, même à l’automne, nécessite un arrosage régulier durant les deux premières années et plus particulièrement durant les périodes sèches. Bien sûr, l’arrosage n’aura pas lieu en période hivernale. Cela vaut aussi pour les plantations d’automne et d’hiver. Lisez aussi nos astuces sur la façon de bien arroser et d’économiser l’eau ici.
  2. Le paillage obligatoire : Le soleil direct assèche la terre en surface. Après la plantation, étalez une couche généreuse de paillage (paillis de lin, écorces, feuilles mortes ou broyat) sur 10 à 20 cm d’épaisseur tout autour du pied. Cela gardera la fraîcheur au niveau des racines et limitera l’évaporation ainsi que le développement de mauvaises herbes.
  3. Choisissez le bon moment de la journée : Évitez de planter aux heures les plus chaudes de la journée, sous un soleil de plomb. Privilégiez la fin d’après-midi ou une journée nuageuse. La plante aura ainsi toute la nuit pour s’acclimater à son nouvel environnement avant de faire face aux rayons du soleil.

En conclusion : N’attendez plus la Sainte-Catherine ! Venez découvrir notre sélection de plantes en conteneur à la pépinière ou sur www.vallonchene.fr et offrez à votre jardin les couleurs et la structure qu’il mérite dès aujourd’hui. Nous sommes là pour vous conseiller les variétés les plus adaptées à votre terrain et votre situation.

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L’Arbre : Une technologie biologique au service de la résilience climatique

Détente à l'ombre d'un arbre

Face à l’accélération du réchauffement climatique et à l’intensification des îlots de chaleur urbains, l’arbre ne doit plus être perçu comme un simple élément de décoration paysagère. Il s’agit d’une véritable infrastructure naturelle, capable de réguler la température, de filtrer l’air et de séquestrer le carbone. Voici le décryptage des mécanismes scientifiques qui font de l’arbre et des plantes en général des alliés indispensables.

1. Le climatiseur naturel : la science de l’évapotranspiration

L’un des bénéfices les plus immédiats de l’arbre est sa capacité à abaisser la température ambiante. Ce phénomène ne repose pas uniquement sur l’ombre portée, mais sur un processus physique complexe : l’évapotranspiration.

Le mécanisme de la chaleur latente

Contrairement à un parasol qui ne fait que bloquer le rayonnement solaire, l’arbre agit comme un brumisateur géant. Par l’intermédiaire de ses feuilles, l’arbre puise l’eau du sol et l’évacue dans l’atmosphère sous forme de vapeur via de minuscules pores appelés stomates.

Ce passage de l’état liquide à l’état gazeux est un processus endothermique : il consomme une quantité importante d’énergie sous forme de chaleur. En « volant » cette chaleur à l’air environnant pour transformer l’eau en vapeur, l’arbre réduit activement la température de l’air.

Des chiffres concrets

Les recherches en microclimatologie démontrent l’efficacité redoutable de ce système :

  • Réduction thermique : Selon une méta-analyse de référence (Bowler et al., 2010), la présence de couverts arborés peut diminuer la température de l’air de près de 2°C.
  • Impact urbain : Les données de l’étude EPICEA menée à Paris ont montré des résultats encore plus spectaculaires lors des canicules, avec une réduction de température allant jusqu’à 5 °C le jour dans les quartiers végétalisés.

Note de vigilance : Comme le souligne l’INRAE, en cas de sécheresse prolongée, l’arbre ferme ses stomates pour conserver son eau. Dans ce cas, le mécanisme de rafraîchissement s’arrête, soulignant l’importance cruciale d’une gestion hydrique adaptée.

L'arbre - une technologie biologique
L’arbre – une technologie biologique

2. Le puits de carbone : de la photosynthèse au stockage durable

L’arbre est l’un des rares mécanismes naturels capables de transformer un gaz à effet de serre (le CO₂) en matière solide et stable.

La pompe à carbone

Grâce à la photosynthèse, l’arbre capte le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Grâce à l’énergie lumineuse, il transforme ce carbone en glucides pour sa croissance. Ce processus permet de :

  1. Séquestrer le carbone dans la biomasse (tronc, branches, racines).
  2. Stocker le carbone dans le sol via l’apport de matière organique et les échanges avec les réseaux de champignons (mycorhizes).

Cette capacité de stockage fait de l’arbre un levier majeur de la stratégie de décarbonation, transformant nos jardins en véritables réservoirs de carbone.


3. Le purificateur d’air : un filtre biologique de précision

La qualité de l’air en zone résidentielle est souvent dégradée par les particules fines et les gaz d’échappement. L’arbre joue ici un rôle de filtre passif.

  • Captation des particules (PM2.5 et PM10) : La structure complexe du feuillage (rugosité, présence de poils ou de cires) permet de piéger les particules fines en suspension. Celles-ci sont ensuite déposées au sol lors des précipitations.
  • Absorption des polluants gazeux : Les arbres peuvent également absorber certains polluants gazeux (comme le dioxyde d’azote NO₂ ou l’ozone O₃) directement par leurs stomates lors de leurs échanges gazeux.

4. Le réservoir de biodiversité : un maillage écologique vital

Un jardin arboré n’est pas un espace isolé, c’est un nœud de biodiversité. En créant des habitats (cavités pour les oiseaux, zones de nidification, sources de nourriture), l’arbre favorise la connectivité écologique.

Dans le cadre de la lutte contre l’effondrement du vivant, les arbres de jardins privés constituent des « pas japonais » (stepping stones) essentiels, permettant aux espèces de circuler entre les grands espaces naturels et de maintenir une diversité génétique indispensable à la résilience de nos écosystèmes.

Guide pratique : Comment bien choisir ses arbres ?

Objectif principalCaractéristiques recherchéesExemples d’essences
Rafraîchissement maximalLarge canopée, forte transpirationÉrables, saules, platanes…
Biodiversité & PollinisateursFloraison abondante, fruitsArbres fruitiers, Heptacodium, tilleuls…
Petit espace / RésilienceCroissance maîtrisée, racines non invasivesÉrables du Japon, Parrotia, marronniers nains, cerisiers à fleurs…

Note importante : Les arbres à croissance « vigoureuse » (comme certains conifères) stockent le carbone plus rapidement.

Consultez également :

En conclusion : Cultivons l’avenir dès aujourd’hui !

Faire de la place aux arbres et aux végétaux en général dans nos espaces de vie est le plus beau cadeau que nous puissions faire à notre environnement et aux générations futures. Et, la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de mauvaise saison pour s’y mettre !

Puisque l’ensemble de nos végétaux est cultivé en containers, vous profitez d’une flexibilité totale : vous pouvez planter vos arbres tout au long de l’année, sans avoir à attendre le traditionnel repos hivernal.

Pour offrir à vos nouveaux compagnons verts le meilleur départ possible, gardez simplement en tête une règle d’or : assurez-leur un arrosage régulier durant les deux premières années qui suivent leur plantation. Soyez particulièrement vigilant et généreux pendant les périodes sèches. Bien entendu, la nature faisant bien les choses, ce coup de pouce en eau n’est pas nécessaire durant la période hivernale.

À vous de jouer : plantez, arrosez (un peu), et profitez bientôt d’un oasis de fraîcheur à la maison !

Sources et Références Scientifiques

  • INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement) Régulation du climat thermique urbain par les arbres. [https://hal.inrae.fr]
  • Bowler, D. E., et al. (2010)Urban greening to cool towns and cities: A systematic review of the empirical evidence. (Méta-analyse sur la réduction de température).
  • The Conversation / Tania LandesD’où vient le pouvoir rafraîchissant des arbres en ville ? (Études sur l’évapotranspiration).
  • ONF (Office National des Forêts)Le pouvoir des arbres : l’évapotranspiration.
  • Étude EPICEA (Paris) : Données sur la réduction thermique en milieu urbain lors des épisodes de canicule.
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Comment bien arroser le jardin et économiser l’eau

Tuyau d'arrosage avec jet d'eau

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Nous vous expliquerons dans cet article comment bien arroser le jardin et simultanément économiser l’eau. Même si cela semble contradictoire, nous vous promettons de vous faire découvrir quelques techniques simples et efficaces pour atteindre ce but.

Tous les jardiniers le savent, le printemps, l’été et l’automne deviennent des périodes de plus en plus compliquées à gérer avec l’augmentation des températures. De plus, les sècheresses sont toujours plus fréquentes. Alors, nous passons notre temps à jouer les pompiers littéralement pour venir aux secours des pensionnaires de nos jardins fraichement plantées ou anciens.

Arroser le jardin comme des pros

Lorsque nous avons commencé à créer le Jardin de Vallonchêne, il y a bientôt 20 ans, nos terrains étaient dépourvus d’arbustes et d’arbres. Il n’y avait que le grand chêne bicentenaire et quelques charmes et frênes. Nous devions donc installer une végétation complète.
De plus, à la pépinière, nous devions apprendre à administrer avec parcimonie la ressource en eau pour la production de nos végétaux. Nous souhaitons partager avec vous, nos expériences qui nous ont permis d’installer un jardin de plus de cinq hectares aujourd’hui.

Comment économiser l’eau d’arrosage

Tout d’abord, vous devez connaître les techniques pour économiser la ressource en eau de plus en plus rare :

  • Le mulch ou le paillage
    Originellement, le mulch se compose d’un mélange de feuilles mortes et d’aiguilles de pin. Pensez à ne plus jeter à l’automne les feuilles mortes aux déchets verts !
    Si vous ne disposez pas de ces ingrédients, utilisez des paillages d’écorces par exemple.
    Couvrez vos plantations d’une épaisse couche de 15 à 20 cm.
    Le mulch ou le paillage aident à maintenir le sol humide plus longtemps puisqu’ils diminuent fortement l’évaporation de l’eau en créant un couvert. De plus, ils réduisent la température du sol par l’évitement du soleil direct.
    Par ailleurs, vous réduisez également la formation de croutes qui empêchent l’eau de pluie ou d’arrosage de pénétrer le sol et d’atteindre les racines.
    Enfin, le mulch et le paillage baissent non seulement la fréquence des arrosages, mais réduisent réellement le développement de mauvaises herbes ! Ainsi, vous aurez moins à désherber.
  • N’arrosez pas dans la journée, sauf en cas extrême. Arrosez le soir afin que la terre puisse s’imprégner de l’eau pour pouvoir la restituer le lendemain lorsque le soleil chauffe.
    En même temps, cela permet aussi aux plantes de stocker l’humidité pour mieux supporter la chaleur diurne.
  • Utilisez un système de goutte-à-goutte pour mieux cibler l’arrosage localement et adapter les quantités d’eau en fonction du végétal. Pour cela, utilisez des goutteurs avec un débit plus ou moins important.
  • Évitez la tourbe et la terre de bruyère
    La tourbe et la terre de bruyère sont souvent recommandées dans des ouvrages horticoles et des émissions de télévisions pour alléger le sol. Pour alléger le sol, vous pouvez aussi utiliser le compost. Ainsi, vous apporterez simultanément du nutriment pour les plantes.
    Mais, pourquoi ne pas utiliser la tourbe ou de la terre de bruyère ? En effet, la terre de bruyère contient un pourcentage important de tourbe. Le défaut de la tourbe est son extrême difficulté pour être humidifiée de nouveau une fois qu’elle est sèche. D’autant, que cela arrive facilement et fréquemment en périodes sèches.
    Enfin, des études scientifiques ont montré que la tourbe véhicule certaines maladies telles que la verticilliose, fatale aux érables du Japon.

Où faut-il arroser ?

Pour les plantes en pleine terre plantées il y a moins de deux ans et les plantes vivaces, arrosez directement au pied de la plante.
Les végétaux plus anciens, si vous constatez une souffrance due au manque d’eau, il faut les arroser plus largement en fonction du développement de leurs racines.

Quand faut-il arroser le jardin ?

Souvent, les novices en jardinage attendent que les plantes montrent les premiers signes de manque d’eau. Cela peut se manifester par les feuilles qui commencent à flétrir. Il s’agit d’une très mauvaise pratique, car elle crée un stress considérable pour le végétal et ne fonctionne pas sur les plantes aux feuillages plus durs (généralement persistantes). Un tel stress à répétition peut même conduire à la mort de la plante. Parfois, l’arrosage intervient aussi alors trop tard.

Pour savoir très simplement, si les plantes en pleine terre nécessitent de l’arrosage, achetez pour quelques euros un pluviomètre. Il vous indiquera la quantité de pluie tombée. Si vous n’enregistrez pas au moins 15 millimètres d’eau dans la semaine, vous devez arroser. Un millimètre correspond à 1 litre d’eau au mètre carré.
Enfin, pour les plantes en pot, tâtez juste avec le doigt pour voir si le substrat est humide. Soupesez éventuellement le pot.

Combien faut-il d’eau pour arroser le jardin ?

S’il est assez facile à déterminer combien arroser une plante en pot, il est très compliqué de déterminer combien arroser une plante en pleine terre :

  • Pour les plantes vivaces
    Arrosez au moins 5 litres par semaine (en une seule fois).
  • Pour les arbustes
    Arrosez au moins 10 litres par semaine (en une seule fois).
  • Pour les arbres
    Arrosez au moins 20 à 50 litres d’eaux par semaine (en une seule fois).

ASTUCE : Nous nous servons généralement de tuyaux d’arrosage sinon nous finirions par avoir des bras de singes. Néanmoins, il est alors difficile de savoir combien d’eau a reçu la plante. Cela est très variable en fonction du débit de la pompe ou du réseau d’eau de la maison.
Pour savoir doser, commencer par remplir avec votre tuyau d’arrosage un arrosoir de jardin. Comptez tout ce temps jusqu’au remplissage complet. Ainsi, vous avez une idée jusqu’où compter pour administrer un arrosoir complet.

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